Partager l'article ! Le Jour de la Saint Valentin - Partie 2: J'ai décidé d'écrire à chaque Saint Valentin un chapitre de ma nouvelle commencée il y a un an jour ...
J'ai décidé d'écrire à chaque Saint Valentin un chapitre de ma nouvelle commencée il y a un an jour pour jour. Rien n'est prévu à l'avance, j'écris à l'instinct. L'idée c'est de suivre chaque année l'évolution de mon style et de voir ou tout ça va nous mener. A l'heure actuelle donc, je ne connais pas plus que vous le fin mot de l'histoire. On se retrouve l'année prochaine pour la suite !
Le Jour de la Saint Valentin - Partie 2
Eh, eh, eh... quoi ? Qu'est-ce qu'il a ce mec ? Je savais que j'aurai pas dû prendre ce joint hier soir... Déjà, qu'est-ce qu'il fout là avec son gun à braquer une librairie ? Une
librairie, merde, une librairie ! C'est comme, je sais pas moi, Oussama qui irait aider le secours catholique ou bien Uwe Boll qui ferait un bon film ou encore Lady Gaga sans maquillage, c'est
une abération - remarque, cette dernière y gagnerait à se fringuer comme quelqu'un de normal, même si elle en perdrait tout son public d'ahuris ! Un braqueur, ça braque une banque, merde ! Ou à
la limite des spiritueux. Dans le pire des cas, des Coffee Shop, mais voilà pas une librairie ! Qu'est-ce qu'il veut lui ?
Mais attend, c'est moi ou... Non mais qu'est-ce qu'il fout ? Putain l'hallu totale, j'y crois pas.
"Votre attention s'il vous plaît ! Hem hem, j'ai demandé votre attention ! Connasse ! Tu sais pas qui j'suis, tu sais pas qui j'suis, si tu le savais, tu saurai qui je suis... Tu fais un
pas de plus et j'te nique, c'est clair ?"
Tout à coup, il s'arrête un instant pour réspirer profondemment.
"Bref, meeeesdames, meeeessieurs, je voudrais parler au responsable de ce magasin me suis-je biiiien fait comprendre ?"
Le mec, un petit gros, débarque tout en sueur en s'essuyant le front avec sa cravate, visiblement inquiet pour son sort.
"Toi, le petit merdeux, ferme le magasin !"
Il s'éxecute, puis l'homme lui donne une mission.
"Je veux que tu composes ce numéro sans faire d'histoire ok ?
-Mais mais mais mais, bégaie t-il.
Composes ce numéro ou je t'éclate la tronche."
Le mec consent à l'écouter et s'aperçoit d'un truc.
"Mais, c'est le numéro de ma femme ! Je... Comment l'avez-vous eu ? Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous... Que signifie cette mascarade ?
"Compose juste ce numéro."
Le braqueur lui tend un papier tout froissé.
"Lis à la lettre ce qui est écrit. Si tu n'le fais pas, j'peux te garantir qu'ta femme, tu la reverra pas."
Le proprio prend le téléphone et tape le numéro. Ca sonne un coup, puis deux, puis trois...
"Ca répond pas ! Je, elle ne répond pas !
-Alors laisse un message crétin !"
Il se voit contraint de coopérer.
"Chérie, c'est moi, tu sais, Bernard. Voilà ça peut te surprendre mais... en fait, je... excuse-moi, c'est vraiment pas facile à dire... je, enfin voilà, comment dire... j'y arriverai
pas, putain, j'y arrive pas !"
L'autre homme, qui a le flingue pointé sur lui, fais signe à la caissière de venir. Elle s'éxecute, tant bien que mal. Tout à coup, il sort une tenaille et emprisonne l'index de la jeune
femme.
"Continue !
-Je, je ne peux pas !"
Un cri de douleur retentit dans tout le magasin.
"Voilà chérie, ça fait trois ans maintenant que je fais derrière ton dos du... du trafic d'êtres humains. Pas du proxénetisme, mais je, je vends de la viande humaine à un complice qui la
commercialise dans le reste de l'Europe. Je... je suis désolé, profondément désolé."
Le mec raccroche et s'effondre.
Un quart d'heure plus tard, le téléphone portable du pauvre gars se met à sonner. C'est le fouteur de merde qui répond.
"Allo chérie ? Ouuuaaais c'est moi, c'est Jocelyn. Ouais, je sais. Ouais. Hum hum. Oui. C'est cela. On me le dit souvent, effectivement. Ecoute connasse, je te laisse pas le choix : si tu
m'envoies pas dans la demi-heure une escouade la totalité des gens qui participent à ton truc... ouais, voilà, t'as pas le choix. Donc je disais, la totalité. Et à l'heure siouplait. A chaque
minute de retard, je tord le doigt de quelqu'un. Et pour chaque membre absent, j'abats un otage. Ouais. A tout à l'heure."
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