Lundi 21 septembre 2009
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20:00
L'histoire que je vais vous raconter se déroule pendant l'été de l'année précédente. Un jour du mois de juillet, un ami de mon frère et moi décidions d'aller au cinéma dans le semaine. Seulement
voilà, dans la petite ville (village ?) de Saint Mandrier, au Var, les cinémas, il n'y en a pas des masses. Pour tout vous dire, il n'y en a qu'un. Et vous vous en doutez, c'est un tout petit
cinéma indépendant, qui ne propose qu'un film unique et seulement deux séances, le soir. Et ce soir là, un vendredi si ma mémoire est bonne, nous sommes tombés sur Wanted : Choisis Ton Destin. Le
film s'ouvre sur l'open space d'une entreprise, où une fête est organisée en l'honneur de l'anniversaire de la boss boulimique. Un peu plus tard, on voit un homme sauter d'un étage en brisant la
vitre après avoir couru le long d'un couloir et éliminer des tueurs venus l'abattre en parcourant plusieurs mètres dans le vide, pour ainsi rejoindre l'immeuble d'en face. Ridicule. Et puis je vois
ça :
A partir de ce moment là, le film est devenu très agréable à regarder, et reste désormais l'un de mes préférés.
Avant d'être un film, Wanted est avant tout un comic signé Mark Millar et J.G Jones. Réalisé en 2003, il raconte l'histoire de Wesley Gibson, "hypocondriaque frustré" travaillant comme comptable dans une entreprise quelconque. Sa patronne, une afro-américaine homosexuelle, passe constamment ses nerfs sur lui, alors qu'il est dépendant de médicaments l'aidant à gérer son stress. Son "meilleur ami" est en vérité un enfoiré qui baise sa "copine" en cachette, bien que notre "héros" - vous comprendrez la raison de ces guillemets plus tard - soit au courant.
Son père, qui l'a abandonné alors qu'il n'avait que six semaines, était en fait à la tête d'une grande organisation de super-vilains sous le pseudonyme du Killer. Mais voilà qu'une escouade vient le débusquer alors qu'il était en train de tourner un film pornographique gay, afin de l'assassiner. Plus tard, Wesley rencontre Fox, femme d'une trentaine d'années dont le Killer était l'amant, qui lui apprend le décès de son père, et l'oblige à le suivre. Ils arrivent tous deux à la base secrète de la Fraternité, le repaire de tous les super-vilains.
(Détail amusant : Wesley Gibson a la même coupe de cheveux qu'Eminem. C'était la petite interlude culturelle.)
On suit donc l'évolution de cet "hypocondriaque frustré" en tueur professionnel ordure finie. En effet, d'abord effrayé à l'idée de faire le mal, il va vite devenir un gars peu pas fréquentable, enchaînant les meurtres arbitraires, les viols et autres. Grosse montée de confiance soudaine ? Probablement mais en tous cas, tous ses actes sont cachés par la Fraternité, la fameuse organisation de tous les méchants vraiment méchants.
En réalité, les super-vilains enchaînant défaites sur défaites contre les super-héros ont disparus de la surface de la Terre, ne restant plus d'eux que des comics relatant leurs exploits, écrits avant que la mémoire des gens ne soit modifié, les ayant complètement oublié à cause de la fameuse organisation qui a trafiqué leurs souvenirs ; ces bandes-dessinées ne devenant alors que de simples œuvres de fictions (vous suivez ?). La Fraternité a effectivement le pouvoir d'effacer toutes traces de leurs agissements.
La comparaison avec le film, sorti en salles en 2008 et réalisé par Timur Bekmambetov, s'arrête après une dizaine de pages. Si, comme moi, vous avez apprécié le film et voulez donc découvrir le comic qui l'a inspiré, ne vous attendez pas à retrouver le gentil Wesley, la jolie Angelina Jolie (ha ha) et Sloan, le chef de la Confrérie - tiens, l'organisation a changée de nom. "Inspiré", c'est le mot. Car passé ces dix pages, le film n'a plus rien à voir avec l'original. Chaque situation, chaque enjeu, chaque personnage, chaque méchant. Tout a changé. Tout. Ici, notre héros est toujours un loser devenu assassin, mais cette fois-ci à la solde d'un groupe de gentils. La Confrérie est une organisation née il y a mille ans dont les ordres sont donnés par un métier à tisser. Des noms sont inscrits dans du tissu via un code et grâce au binaire, sont décodés par Sloan ; ce sont les types à abattre. "Tues-en un, sauves-en mille." Telle est la devise de la Confrérie. Mais une question subsiste. Bien que l'on apprenne plus tard qui tire les ficelles, on se demande toujours qui, si ce n'est lui, fait fonctionner le métier à tisser. "Le destin", c'est un peu juste comme explication, non ?
(Seconde interlude culturelle : James McAvoy, qui joue le rôle de Wesley, est aussi le faune Tumnus dans le Monde de Narnia.)
Dans le film, celui qui a tué le père de Wesley est Cross, un gars qui a trahi l'organisation d'assassins. Cette adaptation cinématographique fait abstention des super-pouvoirs, super-héros et super-vilains mais l'action n'est pas en reste pour autant. Au contraire. D'ailleurs, dans ce film, les balles d'armes à feu peuvent suivre une trajectoire courbée. J'ai toujours dit que les comics et leurs adaptations au cinéma étaient bourrés d'exagération. Et ça n'a jamais été aussi vrai qu'ici.
Ayant adoré le film, j'ai été déçu de ne pas retrouver le même scénario dans le comic. Mais comparer la bande-dessinée au film a gâché ma lecture. Bien que sur le quatrième de couverture soit marqué que la BD était "idéalement destinée à être adaptée sur grand écran", ces deux œuvres ne sont pas comparables.
Un second film est actuellement en tournage. Ce qui ont vu le premier trouveront ça bizarre.
Avouez-le. C'est la classe.
A partir de ce moment là, le film est devenu très agréable à regarder, et reste désormais l'un de mes préférés.
Avant d'être un film, Wanted est avant tout un comic signé Mark Millar et J.G Jones. Réalisé en 2003, il raconte l'histoire de Wesley Gibson, "hypocondriaque frustré" travaillant comme comptable dans une entreprise quelconque. Sa patronne, une afro-américaine homosexuelle, passe constamment ses nerfs sur lui, alors qu'il est dépendant de médicaments l'aidant à gérer son stress. Son "meilleur ami" est en vérité un enfoiré qui baise sa "copine" en cachette, bien que notre "héros" - vous comprendrez la raison de ces guillemets plus tard - soit au courant.
Son père, qui l'a abandonné alors qu'il n'avait que six semaines, était en fait à la tête d'une grande organisation de super-vilains sous le pseudonyme du Killer. Mais voilà qu'une escouade vient le débusquer alors qu'il était en train de tourner un film pornographique gay, afin de l'assassiner. Plus tard, Wesley rencontre Fox, femme d'une trentaine d'années dont le Killer était l'amant, qui lui apprend le décès de son père, et l'oblige à le suivre. Ils arrivent tous deux à la base secrète de la Fraternité, le repaire de tous les super-vilains.
(Détail amusant : Wesley Gibson a la même coupe de cheveux qu'Eminem. C'était la petite interlude culturelle.)
On suit donc l'évolution de cet "hypocondriaque frustré" en tueur professionnel ordure finie. En effet, d'abord effrayé à l'idée de faire le mal, il va vite devenir un gars peu pas fréquentable, enchaînant les meurtres arbitraires, les viols et autres. Grosse montée de confiance soudaine ? Probablement mais en tous cas, tous ses actes sont cachés par la Fraternité, la fameuse organisation de tous les méchants vraiment méchants.
En réalité, les super-vilains enchaînant défaites sur défaites contre les super-héros ont disparus de la surface de la Terre, ne restant plus d'eux que des comics relatant leurs exploits, écrits avant que la mémoire des gens ne soit modifié, les ayant complètement oublié à cause de la fameuse organisation qui a trafiqué leurs souvenirs ; ces bandes-dessinées ne devenant alors que de simples œuvres de fictions (vous suivez ?). La Fraternité a effectivement le pouvoir d'effacer toutes traces de leurs agissements.
La comparaison avec le film, sorti en salles en 2008 et réalisé par Timur Bekmambetov, s'arrête après une dizaine de pages. Si, comme moi, vous avez apprécié le film et voulez donc découvrir le comic qui l'a inspiré, ne vous attendez pas à retrouver le gentil Wesley, la jolie Angelina Jolie (ha ha) et Sloan, le chef de la Confrérie - tiens, l'organisation a changée de nom. "Inspiré", c'est le mot. Car passé ces dix pages, le film n'a plus rien à voir avec l'original. Chaque situation, chaque enjeu, chaque personnage, chaque méchant. Tout a changé. Tout. Ici, notre héros est toujours un loser devenu assassin, mais cette fois-ci à la solde d'un groupe de gentils. La Confrérie est une organisation née il y a mille ans dont les ordres sont donnés par un métier à tisser. Des noms sont inscrits dans du tissu via un code et grâce au binaire, sont décodés par Sloan ; ce sont les types à abattre. "Tues-en un, sauves-en mille." Telle est la devise de la Confrérie. Mais une question subsiste. Bien que l'on apprenne plus tard qui tire les ficelles, on se demande toujours qui, si ce n'est lui, fait fonctionner le métier à tisser. "Le destin", c'est un peu juste comme explication, non ?
(Seconde interlude culturelle : James McAvoy, qui joue le rôle de Wesley, est aussi le faune Tumnus dans le Monde de Narnia.)
Dans le film, celui qui a tué le père de Wesley est Cross, un gars qui a trahi l'organisation d'assassins. Cette adaptation cinématographique fait abstention des super-pouvoirs, super-héros et super-vilains mais l'action n'est pas en reste pour autant. Au contraire. D'ailleurs, dans ce film, les balles d'armes à feu peuvent suivre une trajectoire courbée. J'ai toujours dit que les comics et leurs adaptations au cinéma étaient bourrés d'exagération. Et ça n'a jamais été aussi vrai qu'ici.
Ayant adoré le film, j'ai été déçu de ne pas retrouver le même scénario dans le comic. Mais comparer la bande-dessinée au film a gâché ma lecture. Bien que sur le quatrième de couverture soit marqué que la BD était "idéalement destinée à être adaptée sur grand écran", ces deux œuvres ne sont pas comparables.
Un second film est actuellement en tournage. Ce qui ont vu le premier trouveront ça bizarre.
Par Wild Seven
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Publié dans : Comics et adaptations
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