Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 23:05

Aujourd'hui, en ce mercredi 2 mars 2011, cela fait exatement 20 ans que ce génie auquel je voue une admiration sans borne (et je ne suis pas le seul) est mort à la suite d'une cinquième (!) crise cardiaque ; il faut dire qu'il aimait jouer avec le feu. Disparu à l'âge de 62 ans, il a laissé derrière lui une oeuvre imposante qui a transformé la chanson française.

Je ne sais que dire de plus. Je préfère plutôt vous laisser une chanson qu'il a composé pour Dani puis Etienne Daho, chantée par monsieur Gainsbourg lui-même et jusqu'à février encore inédite. Voici "Comme un Boomerang".

 

Par Wild Seven - Publié dans : Musique
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Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 23:53

J'ai décidé d'écrire à chaque Saint Valentin un chapitre de ma nouvelle commencée il y a un an jour pour jour. Rien n'est prévu à l'avance, j'écris à l'instinct. L'idée c'est de suivre chaque année l'évolution de mon style et de voir ou tout ça va nous mener. A l'heure actuelle donc, je ne connais pas plus que vous le fin mot de l'histoire. On se retrouve l'année prochaine pour la suite !

 

Le Jour de la Saint Valentin - Partie 2

Eh, eh, eh... quoi ? Qu'est-ce qu'il a ce mec ? Je savais que j'aurai pas dû prendre ce joint hier soir... Déjà, qu'est-ce qu'il fout là avec son gun à braquer une librairie ? Une librairie, merde, une librairie ! C'est comme, je sais pas moi, Oussama qui irait aider le secours catholique ou bien Uwe Boll qui ferait un bon film ou encore Lady Gaga sans maquillage, c'est une abération - remarque, cette dernière y gagnerait à se fringuer comme quelqu'un de normal, même si elle en perdrait tout son public d'ahuris ! Un braqueur, ça braque une banque, merde ! Ou à la limite des spiritueux. Dans le pire des cas, des Coffee Shop, mais voilà pas une librairie ! Qu'est-ce qu'il veut lui ?

Mais attend, c'est moi ou... Non mais qu'est-ce qu'il fout ? Putain l'hallu totale, j'y crois pas.
"Votre attention s'il vous plaît ! Hem hem, j'ai demandé votre attention ! Connasse ! Tu sais pas qui j'suis, tu sais pas qui j'suis, si tu le savais, tu saurai qui je suis... Tu fais un pas de plus et j'te nique, c'est clair ?"
Tout à coup, il s'arrête un instant pour réspirer profondemment.
"Bref, meeeesdames, meeeessieurs, je voudrais parler au responsable de ce magasin me suis-je biiiien fait comprendre ?"
Le mec, un petit gros, débarque tout en sueur en s'essuyant le front avec sa cravate, visiblement inquiet pour son sort.
"Toi, le petit merdeux, ferme le magasin !"
Il s'éxecute, puis l'homme lui donne une mission.
"Je veux que tu composes ce numéro sans faire d'histoire ok ?
-Mais mais mais mais, bégaie t-il.
Composes ce numéro ou je t'éclate la tronche."
Le mec consent à l'écouter et s'aperçoit d'un truc.
"Mais, c'est le numéro de ma femme ! Je... Comment l'avez-vous eu ? Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous... Que signifie cette mascarade ?
"Compose juste ce numéro."
Le braqueur lui tend un papier tout froissé.
"Lis à la lettre ce qui est écrit. Si tu n'le fais pas, j'peux te garantir qu'ta femme, tu la reverra pas."
Le proprio prend le téléphone et tape le numéro. Ca sonne un coup, puis deux, puis trois...
"Ca répond pas ! Je, elle ne répond pas !
-Alors laisse un message crétin !"
Il se voit contraint de coopérer.
"Chérie, c'est moi, tu sais, Bernard. Voilà ça peut te surprendre mais... en fait, je... excuse-moi, c'est vraiment pas facile à dire... je, enfin voilà, comment dire... j'y arriverai pas, putain, j'y arrive pas !"
L'autre homme, qui a le flingue pointé sur lui, fais signe à la caissière de venir. Elle s'éxecute, tant bien que mal. Tout à coup, il sort une tenaille et emprisonne l'index de la jeune femme.
"Continue !
-Je, je ne peux pas !"
Un cri de douleur retentit dans tout le magasin.
"Voilà chérie, ça fait trois ans maintenant que je fais derrière ton dos du... du trafic d'êtres humains. Pas du proxénetisme, mais je, je vends de la viande humaine à un complice qui la commercialise dans le reste de l'Europe. Je... je suis désolé, profondément désolé."
Le mec raccroche et s'effondre.

Un quart d'heure plus tard, le téléphone portable du pauvre gars se met à sonner. C'est le fouteur de merde qui répond.
"Allo chérie ? Ouuuaaais c'est moi, c'est Jocelyn. Ouais, je sais. Ouais. Hum hum. Oui. C'est cela. On me le dit souvent, effectivement. Ecoute connasse, je te laisse pas le choix : si tu m'envoies pas dans la demi-heure une escouade la totalité des gens qui participent à ton truc... ouais, voilà, t'as pas le choix. Donc je disais, la totalité. Et à l'heure siouplait. A chaque minute de retard, je tord le doigt de quelqu'un. Et pour chaque membre absent, j'abats un otage. Ouais. A tout à l'heure."

Par Wild Seven - Publié dans : Créations artistiques
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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 22:04

Avez-vous déjà joué à Postal² ? Ce jeu-vidéo de type FPS est connu pour être le plus immoral jamais créé. A tel point qu'il a été interdit dans de nombreux pays de l'Europe, si ce n'est pas tous. Sorti en 2003 pour PC et Mac et développé par une petite boîte australienne, Running With Scissors, le jeu a fait l'objet de nombreux débats sur la violence dans les jeux-vidéos, sur le fait que ça poussait les pauvres adolescents à tuer des inconnus et développait chez eux des comportements schizophrènes, que ça provoquait l'addiction : en somme, un amas de conneries. Mais Postal², ça parle de quoi ?

Eh bien vous dirigez un homme d'une trentaine d'années, le Postal Dude qui vis dans une caravane en compagnie de sa femme. L'histoire se découpe en cinq jours - du lundi au vendredi - et chaque jour vous aurez entre trois et quatres objectifs à effectuer. Quel genre d'objectifs ? Oh bah, des trucs simples, comme acheter du lait, voter, se confesser, obtenir l'autographe de Gary Coleman, récuper sa paie, faire signer une pétition... Rien de bien folichon quoi.

Voilà c'est tout.

Non j'déconne. En fait, tout l'intérêt du jeu réside dans le fait que vous pouvez commettre gratuitement des actes de violences sur les habitants de Paradise - la ville où vous habitez. Vous avez donc à votre disposition un arsenal redoutable, parmi lesquels une pelle, un tazer, un fusil à pompe, une mitrailleuse, un bidon d'essence et une tête de veau pourrie. Un mec se fout de vous ? Pas de problème, un coup de pelle et le voilà décapité ! Un autre refuse de signer votre pétition ? Immolez-le ! Vous n'aimez pas la tête de quelqu'un ? Pissez-lui dessus et regardez le vomir ! Les flics sont à vos trousses ? Pas d'inquiètude, il suffit de choper un uniforme de policier et vous pourrez tuer des gens sous leurs yeux sans que ceux-ci n'interviennent. Mais ce n'est pas tout : des gangs s'affronteront parfois en pleine rue - à vous de choisir votre camp. A la fin de chaque objectif ou presque, un gang vous attaquera, que ce soit dans une église, un cimetière, un supermarché. D'autres mettront le feu à la bibliothèque pour protester contre la coupe des arbres. Sans parler des manifestants anti jeux-vidéo qui ont pour but de mettre à mort tous les développeurs de Running With Scissor ou des rednecks qui tentent de vous violer. N'oublions pas bien-sûr le magasin arabe qui abrite des terroristes ou encore le club gay. Et faites un tour par le parc naturel pour violenter quelques éléphants. Enfin, faites un rapts de chats et servez-vous en de silencieux pour le fusil à pompe ou la mitrailleuse. Ca ne vous suffit pas ? Décapitez quelqu'un avec la pelle et ramenez sa tête à votre chien, qui jouera à la balle avec.

Bref, Postal² a tous les ingrédients pour faire parler de lui. Pourtant, malgré toutes ses qualités - pour peu que vous soyez ouvert d'esprit - le jeu a bon nombre de défauts. Le gameplay par exemple est très limité (vous ne pouvez pas recharger votre arme - à la manière de Doom - entre autres) et l'âge du jeu (rappelons qu'il est sorti en 2003) se fait sentir ; les graphismes, sans êtres horribles, sont dépassés, même pour l'époque, le jeu souffre de ralentissement quand il y a trop de choses à afficher et le temps de chargement entre chaque zone (bien que relativement court) est presque insoutenable. Les musiques quant à elles sont nullissimes, mais il faut prendre en compte que ça contribue à l'ambiance décalée du soft, qui ne cherche pas à se prendre en sérieux. Les mauvaises langues vous diront que le doublage est raté, mais je ne suis pas d'accord sur ce point ; déjà, voir le héros d'un FPS qui parle, c'est suffisament rare pour être souligné, et c'est encore mieux quand on entend ses remarques qui font toujours mouche bien que peu nombreuses.

En fait, vous vous amuserez en fonction de votre imagination. On en fait rapidement le tour, et vous passerez vite à autre chose. Le tout est d'y jouer avec modération. Heureusement il y a les extensions. Ainsi, Apocalypse Week-End est la suite directe de Postal 2, qui vous propose de jouer le samedi et le dimanche avec de nouvelles armes à votre disposition. Enfin, il y  a A Week in Paradise, réalisé par des fans, grâce auquel vous pourrez jouer les sept jours d'une traite et par conséquent utiliser les armes d'Apocalypse Week-End dans l'histoire d'origine (les cinq premiers jours, donc). Malheureusement, ces extensions ne sont jouables que sous Windows XP. Postal² : Share the Pain est une version officielle quasi identique à l'originale mais qui propose en plus un mode multijouer en ligne (du frag quoi).

On dit souvent qu'une image vaut mieux que mille paroles. C'est pourquoi je vais carrément vous montrer une vidéo (qui n'est pas de moi). Attention, âmes sensibles s'abstenir, c'est vraiment très violent. Je vous aurai prévenu.


Si vous cherchez un peu de diversité dans le vaste monde qu'est celui des jeux-vidéos, je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus. C'est tout le mal que je vous souhaite.
Par Wild Seven - Publié dans : Jeux-video
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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 13:20

J'ai vu mardi dernier, en compagnie de la Mangouste, Somewhere, le nouveau film de Sofia Coppola, que j'admire - ce n'est pas un secret - depuis que j'ai vu The Virgin Suicides. Eh bien que dire à ce propos ? Pas grand chose justement, ce film n'ayant pas vraiment d'histoire et, il faut le dire, n'est constitué que d'un enchaînement de tranches de vies des deux personnages principaux, remarquablement interprétés par Stephen Dorff, et la très jeune star montante Elle Fanning, la soeur de Dakota Fanning, que l'on a pu voir dans Fragments. Rien ne sert de le cacher, c'est un fait : il ne se passe absolument rien dans ce film. Et quelque part - le jeu de mot est involontaire - c'est ça qui fait tout le charme de l'oeuvre. Le dernier bijou que nous offre la fille du Parrain est impressionant de maîtrise ; faire quelque chose de puissant avec presque rien, là est l'enjeu de cette oeuvre d'art qui n'a rien de commercial.  Autrement dit, si vous n'avez aucune sensibilité artistique, ce film vous ennuiera profondément, et ce durant l'heure trente huit qui le compose, et qui semble durer des heures. Pour les aficionados, c'est que du bonheur. Et que dire de la bande originale, uniquement constituée  de morceaux pop et rock, qui colle à merveille avec cet univers si simple. Car au delà des apparences, le film a sû se doter d'une identité qui lui est propre.

Je ne crois pas qu'on puisse vraiment définir cette oeuvre. Il vaut mieux aller se forger sa propre idée en allant le voir dans les salles qui la diffusent encore. Moi en tous cas, j'ai adoré.

Par Wild Seven - Publié dans : Films
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Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 20:10

Il y a peu, j'ai (enfin !) vu le film culte réalisé par Sofia Coppola, la fille de Francis Ford Coppola - à qui l'on doit, vous le savez, "Le Parrain" - je parle bien-sûr de The Virgin Suicides ! Bon, le "the" est tous simplement passé à la trappe dans la version française, comme ce fut le cas avec le "up" de "Up in the Air" de l'un de mes réalisateurs préférés, Jason Reitman - il a fait Juno tout de même ! -  je ne vois pas trop l'intérêt d'une telle suppression, même si j'avoue que ça fait plus accrocheur, mais passons. Bref, cela faisait un moment que je me disais "il faut que tu voies "Virgin Suicides"" et ça y est, c'est fait.

Je vous le dis cash ; c'est le genre de film qui me rend fier d'être cinéphile et qui me donne envie de faire du cinéma. Ce film est tout simplement bouleversant. Il est superbe, unique, d'une réalisation à la fois très sobre et très moderne. Le scénario est passionnant, la bande originale épatante - normal, c'est Air qui s'en charge - les décors fabuleux, les personnages charismatiques - Kirsten Dunst (Mary-Jane Watson dans la trilogie Spider-Man de Sam Raimi) tient le rôle de Lux Lisbon. Les situations sont toujours plausibles, recherchées et intriguantes. Le spectateur est invité à passer par toutes sortes d'états : de la joie à la peine, du désir à la honte, de la colère au regret, de la révolte à la compassion... Chacune des scènes du film y trouve sa place, comme une partie de Tetris où tous les blocs sont parfaitement embriqués.

Le film raconte la vie de quatre soeurs sublimes issues d'une famille chrétienne vivant au Michigan au cours des années 70, peu après le décès de leur petite soeur de treize ans, Cecilia, qui s'est suicidée en se jetant du haut de la fenêtre de sa chambre.  On suit donc Lux, Bonnie, Mary et Therese Lisbon et les garçons de leur voisinage qui en sont éperdument amoureux, alors que par mesure de "protection", elles sont peu à peu cloîtrés - de force - chez elles. Les garçons vont alors tout faire pour se rapprocher d'elles et les emmener loin d'ici, afin de les sauver de l'emprise de leurs parents et ainsi d'éviter un second drame.

Je ne vais pas vous raconter la fin, car ça vous gâcherai le plaisir de la découverte. Sachez juste que sans user de retournements de situation incroyables, la fin est tout de même inattendue et choquante. Enfin, beaucoup de questions restent en suspend et ne trouveront jamais de réponses, ce qui promet d'animer des soirées entières de débats.

Nul doute que ce film gardera encore longtemps sa place dans mes entrailles. C'est grâce à des réalisateurs comme Sofia Coppola que l'on a pu voir ce qu'il y a de meilleur dans le cinéma.

N'hésitez pas un seul instant et jetez-vous dessus.

Par Wild Seven - Publié dans : Films
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